Tourisme généré par les gorilles

Avec ses familles de gorilles des montagnes et ses paysages spectaculaires, le parc national des Virunga attirait autrefois les touristes fortunés. Les lodges destinés aux touristes ont été saccagés. Depuis le génocide du Rwanda, en 1994, la plus grande partie du site est fermée aux visiteurs. Les visites ont été complètement arrêtées, mais les troupes de Nkunda ont redémarré des circuits sans l'accord des autorités du parc.
En Ouganda, dans le parc national de Mgahinga, et au Rwanda, dans le parc national des Volcans, qui sont adjacents au parc des Virunga, les visiteurs paient 370 euros pour passer une heure auprès de ces animaux rares, le tourisme « durable » consacré aux gorilles reste une affaire lucrative.
Le 23 mars 2020, alors que la pandémie de Covid-19 a finalement atteint la RDC, le parc décide de fermer ses portes aux touristes jusqu'en juin, afin de protéger les gorilles contre le nouveau coronavirus, ces animaux étant sensibles aux maladies respiratoires des humains selon WWF.

Le parc figure parmi les plus menacés : d'importantes populations sont déjà installées à l'intérieur de son périmètre. Ses vastes étendues, qui regorgeaient jadis d'une mégafaune impressionnante, sont étrangement vides.
Membres de l'Institut congolais pour la conservation de la nature ICCN, 650 gardes forestiers sont chargés de protéger le parc et les gorilles. Ils reçoivent souvent l'aide d'ONG de défense de l'environnement.
Pour sa meilleure gestion, le parc est divisé en quatre secteurs : le Centre, le Sud, le Nord et l'Est. Chacun de ces secteurs est représenté par une station mère où se trouve établi son État-major et un certain nombre d'autres stations et postes de patrouille. En plus de ces quatre secteurs, le parc dispose d'une station d'intervention et de lutte anti-braconnage située à Kabaraza et d'un domaine de chasse dit de Rutshuru, créé en 1974 sur une superficie de 100 000 ha. Tous ces embranchements sont gérés comme unité écologique à partir de la direction du site siégeant à Goma dans le Nord Kivu.
Le secteur du Centre dont le siège est la RWINDI est traversé essentiellement par les rivières Rutshuru et Rwindi, des marais, d'une herbacée, d'une petite partie du lac Edouard, des méandres de l'escarpement de Kabasha et du prolongement du mont Mitumba qui offre des vastes panoramas exceptionnels sur la plaine.
Le secteur Nord ayant Mutsora pour chef-lieu comprend une partie du lac Edouard, le mont Tshiaberimu, la plaine de la rivière Semliki, la forêt ombrophile de la basse Semliki et le flanc ouest de Ruwenzori.
Le secteur Sud dont l'État-major est établi à la station de Rumangabo comprend en son sein deux sous-secteurs : Mikeno et Nyamulagira, dont l'un s'étend même en dehors des frontières nationales pour faire paraître cette aire protégée, jusqu'ici nationale, comme un parc transfrontalier. Le sous-secteur de Mikeno intègre le massif des Virunga (volcans éteints) et s'étend sur deux pays en plus de la RDC, à savoir, le Rwanda et l'Ouganda alors que celui de Nyamulagira renferme deux grands volcans actifs (Nyirangongo et Nyamulagira).
Le secteur Est, symbolisé par la station de Lulimbi est essentiellement voué à la recherche scientifique, même si cette activité tourne au ralenti pour le moment. Faisant frontière avec l'Ouganda, ce secteur est particulièrement traversé par la rivière Ishasha et une bonne partie du lac Edouard.
De nombreux braconniers tuent les gorilles pour leur viande et les rebelles hutus coupent les arbres et fabriquent du charbon de bois au sein du parc, un commerce lucratif détruisant la forêt.