Réserves pétrolières

D'importantes réserves pétrolières pourraient se trouver dans le sous-sol du parc des Virunga. L'État a octroyé, depuis 2009, des permis d'exploration couvrant 85 % de la superficie du parc au bénéfice de Total, ENI et Soco (Royaume-Uni), alors que la loi congolaise interdit toute exploration dans les Virunga. Les deux premières compagnies ont assuré qu'elles ne s'aventureraient pas dans la réserve, mais la troisième, qui a déjà mené des prospections par voie aérienne, paraît décidée à y pénétrer. Face à la levée de boucliers des ONG (Greenpeace, WWF...), l'État congolais fait ses calculs : redevances du pétrole ou dollars des touristes et des institutions internationales (l'Union européenne finance la renaissance du parc à hauteur de cinq à six millions d'euros par an). Soco a par ailleurs été accusé de corrompre des employés du parc, comme le montre un enregistrement vidéo ; un documentaire sorti en 2014 raconte ces manœuvres, Virunga22.
Soco annonce pour le samedi 26 avril 2014 le démarrage de son projet d’exploration pétrolière du lac Édouard, situé à l’intérieur du parc. Le WWF condamne fermement cette décision qui contrevient aux lois nationales et internationales. Le 11 juin 2014, Soco s’est engagée auprès de cette association à cesser toute opération pétrolière au sein du parc en échange du retrait de la plainte déposée en octobre 2013 auprès de l’agence britannique de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) concernant des violations présumées des droits de l’Homme et des protections environnementales.
D'après le Creddho (organisation environnementale) : « Les meurtres, les enlèvements, les menaces sont fréquents pour tous ceux qui s’opposent à ces projets ou défendent leurs droits ancestraux. Moi-même j’ai été menacée. »